Questions au Sénat

Mme Laurence Harribey attire l’attention de Mme la ministre du travail sur la situation des guides-conférenciers de France.

Il y a plusieurs avantages à sanctuariser la profession de guide-conférencier : renforcer et soutenir les actions des pouvoirs publics en matière de protection de l’environnement culturel et les politiques de communication des offices du tourisme ; mettre en valeur l’architecture, les lieux, la culture par des professionnels locaux ; encadrer le champ d’action du guide-conférencier et mieux contrôler les acteurs illégaux du secteur comme les « free tours », et enfin réinventer un tourisme de proximité, solidaire et éthique. lire la suite

La sénatrice a interrogé la ministre du travail, c’est le ministre de la culture qui répond : Réponse du Ministère de la culture publiée dans le JO Sénat du 27/08/2020 – page 3693.

Extrait de la réponse : La Commission européenne pourrait contester le caractère proportionné d’un élargissement de la réserve d’activité partielle des guides-conférenciers. Aujourd’hui, la législation réglementant la profession de guide-conférencier est suffisamment armée pour protéger les activités de guidage et pour contrôler l’usage abusif d’acteurs non professionnels dans ce secteur.

Mme Laurence Harribey attire l’attention de Mme la ministre du travail, de l’emploi et de l’insertion sur la situation des guides-conférenciers de France.

Le tourisme représente 7,4 % du produit intérieur brut (PIB) national (2017) avec 87 millions d’arrivées de touristes étrangers, ce qui fait de la France le pays le plus visité au monde. …..

La crise sanitaire que traverse actuellement notre pays révèle au grand jour des disparités qui existent depuis des années dans leur profession : les guides-conférenciers souffrent de précarité et ce quel que soit leur statut ; ils ont une activité très saisonnière : la majorité des tours se font entre avril et octobre et enfin ils travaillent à la mission, pour différents employeurs et dans différentes régions.
Les guides-conférenciers sont dans une situation délicate car tributaires de l’actualité : les attentats, la crise des gilets jaunes et les grèves (SNCF, retraite…) et aujourd’hui, la pandémie du Covid-19 les fragilisent.

Elle demande qu’une réflexion soit menée afin que les guides-conférenciers puissent jouir d’un statut plus protecteur. S’il faut un diplôme reconnu par l’État et une carte délivrée par les préfectures pour guider dans les monuments historiques et les musées, ce territoire pourrait être élargi aux espaces publics des grands sites touristiques tels les villes et villages labélisés (organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), villes et pays d’art et d’histoire, plus beaux villages de France…) afin de garantir au public des prestations à la hauteur de ces sites d’exception.

Un grand nombre de nos voisins ont mis en place une réglementation très stricte pour que leur patrimoine soit mis en avant uniquement par des professionnels diplômés, formés aux gestes de premier secours et assurés. L’exemple de l’Italie est édifiant : seuls les guides titulaires d’une carte professionnelle semblable à la nôtre peuvent exercer ce métier, et tout « guide » qui ne présente pas de manière apparente le badge délivré par l’État se voit aussitôt infliger une amende.

Il y a plusieurs avantages à sanctuariser la profession de guide-conférencier : renforcer et soutenir les actions des pouvoirs publics en matière de protection de l’environnement culturel et les politiques de communication des offices du tourisme ; mettre en valeur l’architecture, les lieux, la culture par des professionnels locaux ; encadrer le champ d’action du guide-conférencier et mieux contrôler les acteurs illégaux du secteur comme les « free tours », et enfin réinventer un tourisme de proximité, solidaire et éthique.

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