mars 2017 – Manifestation des guides en Italie

Manifestation à Rome le 14 mars 2017

Pour la première fois dans l’histoire tous les syndicats de guides ont manifesté ensemble. Environ 500 guides de toute l’Italie (Rome, Naples, Florence, Gênes, Venise…) dont les représentants ont été reçus par la commission Culture à la Chambre qui, jusqu’alors…. ignorait le fait qu’il y avait un problème de déréglementation de la profession avec instauration d’un statut de Guide National imposé par les Directives européennes. 

 Nous avons obtenu un premier résultat immédiat: en Italie était sorti un décret pour les sites dits « protégés » (les plus importants) c’est à dire que même un guide européen ne pouvait y guider que s’il avait passé un examen spécifique in situ.

Malheureusement le TAR (Tribunal Administratif Régional) avait rejeté ce décret, rejetant de nouveau les guides dans la jungle où quiconque peut venir guider ici sans véritable qualification. 

Mais aujourd’hui le Ministère de la Culture a posé un recours contre le rejet du TAR. 

Les arguments forts sont les mêmes qu’en France:

  • défense du patrimoine culturel
  • fiscalité: les étrangers travaillent grâce à notre patrimoine mais ils payent les taxes dans leur pays.

Ce n’est qu’un début de bataille mais quelque chose a bougé.

novembre 2015 – Les guides-conférenciers écrivent aux députés européens

Le SPGIC a écrit aux députés européens

La commission européenne souhaite valoriser le patrimoine européen et sa culture. Dans ce cadre, il existe une profession essentielle, celle de guide touristique (guide interprète / guide conférencier).
En effet, seul un guide qualifié, aux compétences reconnues par un diplôme, peut présenter, mettre en valeur, et ainsi protéger le patrimoine dont il assure la bonne divulgation et interprétation. C’est une des recommandations des chartes ICOMOS de l’UNESCO.
Cette profession est cependant en danger. Aujourd’hui, on voit fleurir de nombreux « faux guides », des personnes qui s’improvisent guides sans en avoir la qualification ni la compétence. Ce sont des accompagnateurs guidant un jour dans un pays le lendemain dans un autre, sans la connaissance spécifique à chaque pays ; ce sont des étudiants qui trouvent que c’est un job d’été « fun » ; ce sont des dilettantes qui trouvent que c’est un moyen sympathique de rencontrer du monde etc.
Cela se fait au détriment des véritables professionnels qui perdent leur emploi et donc au détriment de l’économie directe du pays membre de l’UE qui les accueille.
Cela se fait au détriment de (nom du pays) car cela ne rapporte aucun revenu sous forme de taxes, impôts, cotisations.
Cela se fait au détriment du patrimoine et du tourisme en (nom du pays) car rien ne garantit ce qui est raconté aux touristes, et la promotion du reste du pays n’est pas assurée.
Pour ces raisons, nous vous sollicitons aujourd’hui afin de protéger la profession de guide touristique.
Notre requête est simple : établir un statut juridique du guide touristique (guide interprète/ guide conférencier), basé sur des normes européennes déjà existantes : EN 13809 et EN 15565. Ce statut remplirait un rôle social de protection des professionnels assurant la promotion de (nom du pays) comme destination touristique mais il garantirait également l’emploi en (nom du pays) et le maintien en (nom du pays) des revenus générés par le tourisme.
Nous espérons avoir retenu votre attention et que vous soutiendrez notre démarche.

Le syndicat SPGIC

Suite à ce courrier des parlementaires ont interrogé nos ministres de tutelle. 

15 juin 2015 -Rassemblement des guides de Barcelone

Barcelona
Les guides professionnels d’Europe communiquent désormais grâce à Facebook.

Au printemps les guides italiens ont initié les premiers flashmob, les guides-conférenciers ont suivi.

Les guides européens ont suivi avec attention la manifestation à Bruxelles des
guides-conférenciers. Les guides de Barcelone ont voulu s’y associer par une manifestation le même jour.

 

15 juin 2015 – Les guides-conférenciers étaient à Bruxelles pour défendre leur profession

Cette manifestation fait suite à une vingtaine d’actions de toutes sortes en France, depuis 6 mois : manifestations, flash mobs, marche sur Versailles ….

Marche Place
 Il s’agit de demander à l’Europe de faire appliquer en France les normes européennes concernant notre profession. Celles-ci définissent en effet précisément ce qu’est un guide et une visite guidée ainsi que la qualification nécessaire pour exercer.
Une délégation a pu rencontrer Karima DELLI et Pascal DURAND, députés européens. Karima Delli+ Dimitri
Une action commune de ces députés va être engagée pour la défense de notre profession, nous vous tiendrons au courant !

Pascale durand 2Car ce n’est pas fini.  Au contraire, demandons l’aide des députés européens.

Et merci encore aux guides, tous horizons confondus, de s’être joints à cette manifestation Devant Parlement +moien pleine saison.
Il faut  que l’Europe fasse appliquer ses normes qui définissent les différences entre un guide, un tour manager et un accompagnateur ainsi le client sera libre de choisir mais en connaissance de cause : un vrai guide ou quelqu’un qui ne pourra pas être appelé « guide ».
 Devant CE+KD3
a libre prestation de services doit être appliquée dans le respect du consommateur. Cela est prévu par la directive et l’Europe doit le vérifier.
Nous rappelons que si les normes européennes , EN 13809 sur la terminologie et EN 15565 sur la formation des guides, étaient appliquées, elles protégeraient les guides-conférenciers et cela garantirait le niveau de qualification requis. De plus les institutions (telles la Cour européenne de Justice, l’UNESCO…) s’occupant de patrimoine, expliquent que la bonne présentation du patrimoine participe à sa préservation.
L’Europe consciente de l’enjeu doit nous aider à protéger une profession qui participe à la sauvegarde du patrimoine européen.
télécharger le communiqué de presse  CP Bruxelles

15 juin 2015 – rassemblement à Paris en soutien à la manifestation de Bruxelles

Pour ceux qui n’ont pu venir à Bruxelles, une manifestation a été organisée à Paris.

Le comité d’action appelait tous les Guides Professionnels de France à participer à ce rassemblement statique à Paris le 15 juin de 13 h à 14h30, Place du Palais Royal.
Notre rassemblement avait lieu en soutien à  la manifestation de nos collègues le même jour à Bruxelles pour la défense de notre profession.

Pourquoi Bruxelles ?

 

La position des guides italiens confrontés au problème de la déréglementation

Un patrimoine à défendre, une spécificité à protéger Y compris face à l’UE et à ses nouvelles règles.

La Confesercenti Toscana donne de la voix et met l’accent sur la situation difficile dans laquelle se trouvent les guides italiennes. Une question particulièrement sensible dans notre région, berceau de la culture et de l’art. En l’occurrence, une norme communautaire (Eu Pilot 4277/12/Mark article 4 p 39 ) et le décret qui en découle actuellement en préparation par l’exécutif italien, pourront avoir un effet direct sur une authentique invasion de « cicérons » provenant de tous les coins d’Europe.

Un groupe de touristes – par exemple allemand – ayant organisé un séjour à Florence pourra amener avec lui son accompagnatrice ? Qui expliquera nos beautés et pilotera les touristes à l’intérieur du Bargello , des Offices, ou sur  la promenade des Collines.  Naturellement cette accompagnatrice sera payée en Allemagne et paiera ses impôts dans le pays dirigé par Angela Merkel.  De plus, l’Etat italien impose maintenant aux guides italiens de passer un nouvel examen, une sorte de super-habilitation qui leur permet d’exercer « sur les sites d’intérêt historique, artistique et archéologiques ». Un obstacle qui s’ajoute aux autres.

Un double front de bataille pour la Federagit-Confesercenti Toscana. Il y a quelques jours  une délégation a été reçue à Florence même, par le Ministre des Biens culturels, Dario Franceschini.  Face à notre demande de reconnaissance des qualifications spécialisées, le ministre nous a répondu que nous n’avions qu’à aller exercer en Slovénie » souligne Valentina Grandi. « Franceshini affirme qu’il n’y a rien à faire, l’Europe ne reconnaît pas notre qualification. Nous lui avons expliqué qu’il est difficile de penser à transporter en Slovénie le patrimoine de Florence, sur lequel nous avons des connaissances spécifiques, pour ensuite le ramener à la maison le soir ». Une ironie amère qui met en évidence la gravité de la situation. Il suffit de penser que dans notre région de Toscane les professionnels habilités (dont 90% de femmes) sont plus de 3 000 sur les 22 000 que compte le territoire national. Si la norme européenne n’est pas modifiée « il est hautement probable qu’il en découlera une retombée  au niveau de l’emploi »affirme la Confesercenti. « Nous demandons au gouvernement de reconquérir sa souveraineté sur le Patrimoine culturel et sur les professions du tourisme qui lui sont liées et de ne pas consentir à l’Europe des décrets  en faveur de l’exploitation aveugle de notre patrimoine, avec pour conséquence dans notre pays chômage et misère. Tous peuvent venir travailler en Italie, mais à égalité avec les Italiens et les étrangers qui sont déjà habilités ici, qui ont les mêmes compétences, les mêmes contenus de formation et les mêmes taxes à payer.

Christian Campigli – Florence, le 15 mars 2015   

manifitalie

Guides en colère : flashmobs en France et en Italie

En France comme en Italie les gouvernements sous la pression de Bruxelles veulent déréglementer la profession de guide touristique
(en France guide-conférencier) .
Comme les guides-conférenciers français, les guides italiens défendent la spécialisation de leur territoire d’exercice.
Le ministre italien de la Culture, M Dario Franceschini a conseillé aux guides qui se plaignaient d’aller travailler en Slovénie.

En Italie, comme en France les guides touristiques manifestent, les professionnels de Florence ont, les premiers, organisé un flashmob.


5 mars 2015 Flashmob à Florence


15 mars 2015 Flashmob à Rome, piazza di Spagna

400 guides romains ont participé à une flash mob à la Place d’Espagne. Habillés en noir ils se sont disposés sur les marches et soudainement ils ont hissé des panneaux au couleur du tricolore italien, avec écrit « à vendre »! Applaudissement de la place et tous les media au rendez vous, y compris le journal télévisé national.


28 mars 2015 – Flashmob à Milan

1er avril 2015 Flashmob à Paris devant le Sacré Coeur


18 avril 2015 – Flashmob à Côme

16 mai 2015 – Flashmob à Paris