Quand les musées externalisent, les salariés trinquent

Encouragés par l’Etat, de plus en plus d’établissements culturels externalisent leurs fonctions, jusqu’aux plus essentielles comme les gardiens ou les conférenciers.

A lire sur le site Louvre pour tous cet article publié le 18 juillet 2016,qui détaille les politiques « culturelles » du musée du quai Branly, de Versailles, du Pompidou Metz, du musée des Confluences, du Mucem et du musée Picasso.

Cette politique des partenariats publics-privés est à l’oeuvre dans tous les secteurs économiques y compris la santé.

Les  musées sont contraints par le ministère de la Culture et l’Etat d’externaliser au maximum.

Il s’agit bien d’un modèle économique.   A la lecture, nous retenons de cet article cette déclaration d’un responsable du musée du Quai Branly :

« La réduction des coûts n’est pas l’objectif prioritaire qui guide notre réflexion quant à l’externalisation de certains services techniques ou support. Et précisément, il est par ailleurs complexe de déterminer l’impact exact sur la réduction des coûts car cela supposerait une analyse complète des coûts associés au contrat multiservices, mais aussi du temps consacré par les équipes du musée au pilotage et au suivi de ces services. »

2016 – Bilan du SPGIC après un an d’existence

Participation du SPGIC aux réunions de concertation

Les manifestations des guides-conférenciers  ont déclenché des réunions de concertation avec les 2  ministères dont nous dépendons (Ministère de la Culture et Ministère de l’Economie par l’intermédiaire du Bureau des professions du tourisme).

Six réunions ont eu lieu avec des thématiques différentes :
• Métiers et conditions d’exercice. Statuts et emplois
• Politiques des établissements : musées, monuments, VPAH (règlements de visites, intérieurs…)
• Opérateurs de voyages et organismes de tourisme
• Formations, initiale et continue (CNAM etc.)
• Europe et international : harmonisation et réciprocité européenne.
• Promotion par le numérique. Evolution de l’offre.

Interventions auprès des Députés et Sénateurs

Une série d’amendements concernant notre profession a été déposée dans le cadre de la loi création, architecture, patrimoine par des parlementaires – Sénat et Assemblée nationale.
Certains, plus favorables, n’ont pas été retenus. Cependant, l’amendement 100 a été adopté et a donc transformé la loi en notre faveur. Malgré tout, il faut attendre la fin des discussions car cela peut encore être modifié en 2ème lecture au Sénat et lors du vote définitif à l’Assemblée nationale.

Avant seules les agences de voyages immatriculées en France avaient l’obligation de recourir à des guides conférenciers pour les visites dans les musées et monuments historiques.
L’amendement devenu article de loi (n°37ter) stipule que toute visite (d’un Musée de France ou monument historique) qui est vendue doit être menée par un guide-conférencier (et non par un accompagnateur ou tour leader).

Cette avancée fondamentale – si elle se confirme – a été obtenue par des mois de combats et de manifestations régulières des guides-conférenciers.

3/
Travail d’étude comparative sur les contenus des formations, leur durée etc… permettant de devenir guide dans les différents pays d’Europe.
Prises de contact avec les guides d’autres pays européens ainsi qu’avec les Offices de tourisme des différents pays.

Manifestation à Bruxelles et rendez-vous avec deux Députés européens. 

 

mars 2016 -Vœu pour la défense et la promotion du métier de guide-conférencier au Conseil de Paris

Vœu pour la défense et la promotion du métier de guide-conférencier et pour la protection effective du patrimoine.
CONSEIL DE PARIS
Conseil Municipal
Extrait du registre des délibérations
Délibération affichée à l’Hôtel de Ville et transmise au représentant de l’Etat le 8 avril 2016.

Séance des 29, 30 et 31 mars 2016
2016 V. 87


Le Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil municipal,
Sur proposition de Danielle Simonnet et de M. Bruno Julliard, au nom de l’Exécutif,

Emet le voeu :
– que la Ville de Paris fasse en sorte que la visite de ses lieux patrimoniaux soit prioritairement assurée par des guides-conférenciers possédant la carte professionnelle.

– que la Ville de Paris s’engage pour le rayonnement de Paris et de la France à promouvoir et utiliser
l’expertise des acteurs professionnels compétents que sont les guides-conférenciers possédant une carte professionnelle.

– que la Ville de Paris valorise le métier de guide-conférencier comme médiateur culturel et favorise par tous les moyens dont elle dispose la formation de nouveaux guides-conférenciers

– que la Maire de Paris interpelle le Gouvernement pour que les discussions reprennent avec l’ensemble des acteurs concernés pour défendre la réglementation du métier de guide-conférencier garanti par la carte professionnelle

Lire le voeu dans son intégralité sur le site du Conseil de Paris 

 

Comment améliorer l’attractivité de la France ?

Point de vue d’une guide-conférencière

Pour moi, l’attractivité de la France serait déjà que les touristes s’y sentent bien accueillis et en sécurité.

Dès l’aéroport ou la gare, il manque du personnel pour renseigner, il manque de guichets. A Paris, le pompon va à la RATP qui remplace par des guichets « information » ceux de vente. De nombreux guichets sont même supprimés. Alors les touristes ont intérêt à avoir des cartes bancaires qui marchent. C’est une régression scandaleuse qui ne touche d’ailleurs pas que les touristes.

Le deuxième problème est la sécurité : travaillant surtout avec des touristes asiatiques, depuis 19 ans, j’ai pu remarquer la dégradation de la situation et donc de l’image de Paris et de la France. Un chef de groupe philippin racontait récemment qu’il se disait dans son pays qu’on ne connaissait pas les pickpockets tant qu’on n’avait pas été à Paris. C’est exagéré mais la réputation de Paris est exécrable et mon métier a changé dans ce sens que je dois veiller tout le temps à ce que mes clients soient attentifs sans pour autant les faire tomber dans la paranoïa. Tous mes clients s’ils font le tour de ville le matin sont presque sûrs d’être harcelés par des pickpockets à l’angle des avenues des Champs-Elysées et de Friedland ou sur le Champ-de-Mars. Quand on prévient nos clients que les pickpockets sont là tous les jours et qu’ils les voient, le plus difficile est d’essayer de répondre à leur question sur pourquoi rien n’est fait. Il y a un total déni de la gravité du problème de la part des autorités ou du je-m’en-foutisme. Il serait bon que nous proposions à notre personnel politique et autres responsables de faire un tour de Paris avec nous, guides, pour constater l’ampleur du problème ! .

Grands événements à Paris ? 
Si Paris n’est même pas capable d’offrir des lieux de dépose dignes de ce nom en temps normal que ce soit pour Notre-Dame ou Montmartre, il faut oublier l’idée d’organiser tout événement d’envergure dans cette ville, a fortiori des Jeux Olympiques.

Par contre, il faudrait faire des campagnes importantes pour promouvoir des sites d’exception hors Ile-de-France, en s’appuyant en particulier sur les sites inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO. De même, faire des campagnes pour développer les croisières fluviales ne serait-ce qu’auprès de la clientèle française (car pour l’instant cela concerne surtout la clientèle étrangère). Ce type de tourisme lent devrait correspondre aux objectifs de la COP21.

Isabelle N
Guide-conférencière

Touristes à Paris : entre rêve et arnaque

A voir sur Numéro 23 sur votre poste de télévision. 

Touristes à Paris : entre rêve et arnaque

Prochaine diffusion TV : le Vendredi 15 Avril à 10h40

Magazine de société – 2016     Durée : 1h40

Paris capitale de la mode, ville Lumière, destination la plus prisée par les couples en Lune de Miel, accueille chaque année plus de 65 millions de visiteurs. Une aubaine pour les professionnels du tourisme qui rivalisent d’imagination pour attirer les clients.

Visites guidées avec de vrais mais aussi de faux guides, articles de souvenirs français bien souvent made in China, ou concurrence féroce entre les bateaux-mouches. Numéro 23 a enquêté sur la la guerre commerciale que se livrent en coulisse les Tour Opérateurs et commerçants. Les touristes sont également des proies tentantes pour les voleurs qui sévissent dans la capitale. Au Champ de Mars par exemple des groupes de jeunes pickpockets détournent l’attention des touristes en brandissant de fausses pétitions, des plans ou des journaux pour détrousser leurs victimes.

Enquête sur les coulisses du Paris touristique.
Revelations –  numero23

Déréglementation de l’activité de guide touristique : un phénomène mondial

Depuis le 1er janvier 2016, la ville de Québec ne délivre plus de permis aux guides touristiques ayant suivi une formation. Cette décision a été prise en toute hâte pendant le trêve des confiseurs et communiquée aux professionnels de la formation et du guidage fin décembre pour application immédiate.

À la Ville de Québec, un porte-parole affirme que la contrainte d’embaucher un guide certifié était jugée excessive par de nombreux voyagistes et que peu de grandes villes mondiales adoptent des règlements similaires.

A lire : Québec n’impose plus de permis aux guides touristiques

Mise à jour du 14 janvier 2016  : Québec accorde un moratoire d’un an 

TOURISME. La Ville de Québec fait marche arrière en suspendant le règlement sur l’abolition du permis obligatoire pour les guides touristiques et se donne un an pour trouver une solution durable.

Le SPGIC rappelle que Québec est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Selon l’UNESCO, la protection du patrimoine passe par une bonne mise en valeur. Cette position est   énoncée dans différentes chartes adoptées au cours des ces dernières années.

Le gouvernement français cherche-t-il à ubériser les guides-conférenciers ?

Le métier de guide-conférencier interprète est en pleine mutation. A l’instar des hôteliers et des chauffeurs de taxis, il doit faire face à la concurrence, parfois déloyale, de nouveaux acteurs. Une tendance sur laquelle s’appuie le Gouvernement pour soutenir son projet de déréglementation de la profession contre lequel se mobilise les guides-conférenciers de France actuellement.

http://www.tourmag.com/Le-Gouvernement-cherche-t-il-a-uberiser-les-guides-conferenciers_a76699.html

 

17 décembre 2015 – un an de mobilisation des guides-conférenciers

LE COMBAT DES GUIDES-CONFERENCIERS CONTINUE !

Mobilisation nationale des guides-conférenciers le 17 décembre 2015, date anniversaire de notre première action !

Les guides-conférenciers se battent depuis un an contre
l’ubérisation programmée de leur profession.

POUR QUEL RESULTAT ? QUE FAIT LE GOUVERNEMENT ?

Depuis décembre 2014,  notre profession s’est mobilisée pour lutter contre le projet de déréglementation du gouvernement .

Celui-ci permettrait à tout un chacun de guider dans les musées, sans contrôle des connaissances, paupérisant une profession déjà précaire en la transformant en job d’appoint accessible à tous.

Notre résistance protéiforme (manifestations, rédaction de lettres, sollicitation des médias, des élus) n’a pas été vaine car nous avons réussi à obtenir des réunions de concertation.

Depuis le mois de mai, ces concertations sont organisées sous l’égide du ministère de la Culture. Lors de ces réunions, des représentants d’agences de voyages, d’offices de tourisme, de musées, des universités en charge de la formation des guides-conférenciers ainsi que le ministère de la Culture ont formulé clairement et de manière réitérée la nécessité du maintien de la réglementation actuelle.

Seuls contre tous, les représentants de la Direction Générale des Entreprises (DGE) dépendant du ministère de l’Economie ont annoncé qu’ils réformeraient malgré tout, et maintiennent leur décision de supprimer la réglementation. Comme l’hydre de Lerne, les têtes coupées de la réforme repoussent, comme Hercule nous devons toutes les détruire…

Elle se fera devant le ministère de la Culture qui nous soutient et auquel nous souhaitons rester rattachés.

En régions, des rassemblements ont eu lieu à Bordeaux, Lyon, Montpellier, mais nous en appelons aussi aux  guides-conférenciers de toute la France pour se rassembler devant un monument symbolique !

Les guides-conférenciers connaissent et protègent le patrimoine, ils sont les garants d’une bonne diffusion des connaissances et de l’image de la culture française à travers le monde.

Notre action est à un tournant décisif : Les concertations en effet cessent le 14 décembre et la DGE est sur le point de proposer une réforme de notre profession qui équivaut à l’ubérisation du guidage !

Devant cette menace imminente, nous devons agir pour sauver notre métier. Il faut démontrer à Bercy que nous sommes une profession unie, visible et reconnue et que nous ne voulons pas disparaître.

Tel est l’enjeu.
Voilà pourquoi d’un commun accord tous les organismes représentatifs des guides-conférenciers ont appelé à une manifestation nationale le 17 décembre 2015.

A Paris, la manifestation a eu lieu place du Palais Royal devant le Louvre, musée dans lequel notre « réserve d’activité » s’exerce encore et qui symbolise ce que Bercy veut nous retirer.

Le Patrimoine ne doit pas être bradé, les guides-conférenciers non plus !

Video en ligne sur Cityzenside

 Contact

 

Comité d’Action

SPGIC (Syndicat Professionnel des Guides Interprètes Conférenciers)

Rassemblement des guides-conférenciers le 17 décembre 2015

Le Comité d’Action soutenu par les 4 organisations professionnelles, ANCOVART, FNGIC, SNG-C, et SPGIC organisait un rassemblement  le 17 décembre, place du Palais Royal à Paris.

A Bordeaux, à Lyon, à Marseille, d’autres rassemblements ont eu lieu.

Cela fait un an que les guides-conférenciers de France sont mobilisés contre la déréglementation  de leur profession que veut imposer le ministère de l’Economie.

Les réunions de concertation sont terminées (dernières réunions les 11 et 14 décembre). Or les représentants de Bercy nous accusent de ne pas vouloir dialoguer.

QUI EST SOURD ?

La dernière réforme concernant les guides-interprètes et guides-conférenciers date de 2011.

Les guides-conférenciers se sont adaptés, la formation a été renforcée.

QUI EST DEMANDEUR ?

Les employeurs de guides conviés par Bercy pendant les concertations ne veulent pas des propositions du Ministère de l’Economie.
les employeurs (SNAV, Cityvision, Fntv, Otf) ont affirmé que tous les contrats ont été honorés, qu’il y avait suffisamment de guides en langues étrangères (Snav, Cityvision et Otf) et que l’auto entreprenariat ne permettant pas de fidéliser les employés, ils préféraient le cdd ou cdd d’usage…

Les guides-conférenciers sont  LES PREMIERS INTERLOCUTEURS DES TOURISTES. Ce ne sont pas des étudiants free-tour ou des greeters qui vont faire les visites organisées par les agences de voyage.

 

23 octobre 2015 – rassemblement au Mont-Saint-Michel

La mobilisation des guides-conférenciers ne faiblit pas, et ce malgré les réunions de concertation en cours avec le Ministère de la Culture et celui de l’Economie,

En effet,  le Bureau des professions du tourisme, qui représente lors de ces réunions le Ministère de l’Economie, bloque toute avancée en exigeant une ouverture du métier de guide-conférencier et ce jusqu’au sein des musées y compris lorsque ceux-ci y sont opposés.

21 octobre 2015 – Tourmag : Guides-conférenciers : nouvelle manifestation le 23 octobre au Mont-Saint-Michel

26 octobre 2015 – La Gazette de la Manche : guide-conférencier un métier à défendre