3 novembre 2016 – Les guides-conférenciers de nouveau dans la rue contre un projet d’arrêté interministériel

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DES GUIDES-CONFÉRENCIERS DU 31 OCTOBRE 2016

Les guides-conférenciers de nouveau dans la rue contre un projet d’arrêté interministériel.

Rassemblement statique à l’appel du Comité d’Action soutenu par les organisations professionnelles ( SPGIC, FNGIC, SNG-C, ANCOVART, UNSA).

Ce rassemblement aura lieu à Paris jeudi 3 Novembre de 12 heures à 14 heures place du Palais Royal.

Un guide-conférencier doit avoir une formation spécifique pour obtenir la carte professionnelle. Cette formation n’est pas fermée et prépare le guide à son futur travail. Mais le gouvernement veut des petits boulots et non des professionnels.

Selon cet arrêté n’importe quel Master, toutes disciplines confondues, pourrait obtenir la carte de guide-conférencier dès lors qu’il aurait une expérience d’un an cumulée sur cinq ans dans la présentation du patrimoine.

Est-ce bien le moment d’ouvrir la profession à des gens non formés alors que le nombre de touristes venant en France est en baisse (attentats, insécurité quotidienne, pickpockets) ? Pourquoi cette volonté de nous déstabiliser encore plus après cette saison touristique désastreuse ?

Les parlementaires ont pourtant voté récemment un article de loi qui assujettit l’attribution de la carte professionnelle à une qualification (Loi CAP article 109) mais le gouvernement veut la contourner sous prétexte de directives européennes.
Une formation professionnalisante n’est pas un frein à l’emploi, comme le gouvernement veut nous le faire croire, mais une valeur ajoutée pour trouver un travail pérenne. L’Europe a bon dos !

GUIDER C’EST UN MÉTIER ET PAS UN JOB D’ÉTÉ

TourMag.com

 

7 juillet 2016 – L’activité des Guides-conférenciers inscrite dans la Loi française

LOI n° 2016-925 du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine

Article 109

« Art. L. 221-1.-Pour la conduite de visites guidées dans les musées de France et les monuments historiques, les personnes physiques ou morales réalisant, y compris à titre accessoire, les opérations mentionnées au I de l’article L. 211-1 ne peuvent utiliser que les services de personnes qualifiées titulaires de la carte professionnelle de guide-conférencier délivrée dans des conditions fixées par décret en Conseil d’Etat. Les personnes morales mentionnées au III de l’article L. 211-18 ne sont pas soumises à cette obligation. »

Quand les musées externalisent, les salariés trinquent

Encouragés par l’Etat, de plus en plus d’établissements culturels externalisent leurs fonctions, jusqu’aux plus essentielles comme les gardiens ou les conférenciers.

A lire sur le site Louvre pour tous cet article publié le 18 juillet 2016,qui détaille les politiques « culturelles » du musée du quai Branly, de Versailles, du Pompidou Metz, du musée des Confluences, du Mucem et du musée Picasso.

Cette politique des partenariats publics-privés est à l’oeuvre dans tous les secteurs économiques y compris la santé.

Les  musées sont contraints par le ministère de la Culture et l’Etat d’externaliser au maximum.

Il s’agit bien d’un modèle économique.   A la lecture, nous retenons de cet article cette déclaration d’un responsable du musée du Quai Branly :

« La réduction des coûts n’est pas l’objectif prioritaire qui guide notre réflexion quant à l’externalisation de certains services techniques ou support. Et précisément, il est par ailleurs complexe de déterminer l’impact exact sur la réduction des coûts car cela supposerait une analyse complète des coûts associés au contrat multiservices, mais aussi du temps consacré par les équipes du musée au pilotage et au suivi de ces services. »

2016 – Bilan du SPGIC après un an d’existence

Participation du SPGIC aux réunions de concertation

Les manifestations des guides-conférenciers  ont déclenché des réunions de concertation avec les 2  ministères dont nous dépendons (Ministère de la Culture et Ministère de l’Economie par l’intermédiaire du Bureau des professions du tourisme).

Six réunions ont eu lieu avec des thématiques différentes :
• Métiers et conditions d’exercice. Statuts et emplois
• Politiques des établissements : musées, monuments, VPAH (règlements de visites, intérieurs…)
• Opérateurs de voyages et organismes de tourisme
• Formations, initiale et continue (CNAM etc.)
• Europe et international : harmonisation et réciprocité européenne.
• Promotion par le numérique. Evolution de l’offre.

Interventions auprès des Députés et Sénateurs

Une série d’amendements concernant notre profession a été déposée dans le cadre de la loi création, architecture, patrimoine par des parlementaires – Sénat et Assemblée nationale.
Certains, plus favorables, n’ont pas été retenus. Cependant, l’amendement 100 a été adopté et a donc transformé la loi en notre faveur. Malgré tout, il faut attendre la fin des discussions car cela peut encore être modifié en 2ème lecture au Sénat et lors du vote définitif à l’Assemblée nationale.

Avant seules les agences de voyages immatriculées en France avaient l’obligation de recourir à des guides conférenciers pour les visites dans les musées et monuments historiques.
L’amendement devenu article de loi (n°37ter) stipule que toute visite (d’un Musée de France ou monument historique) qui est vendue doit être menée par un guide-conférencier (et non par un accompagnateur ou tour leader).

Cette avancée fondamentale – si elle se confirme – a été obtenue par des mois de combats et de manifestations régulières des guides-conférenciers.

3/
Travail d’étude comparative sur les contenus des formations, leur durée etc… permettant de devenir guide dans les différents pays d’Europe.
Prises de contact avec les guides d’autres pays européens ainsi qu’avec les Offices de tourisme des différents pays.

Manifestation à Bruxelles et rendez-vous avec deux Députés européens. 

 

2016 – L’Agence centrale des organismes de sécurité sociale attaque Uber en justice

Uber est dans le collimateur de l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss). Elle attaque en justice.
Son but ?  
Requalifier le statut de chauffeur indépendant en celui de salarié, afin de lutter contre ce qu’elle considère être de l’évasion à la fiscalité sociale. Si elle y parvient, des dizaines de millions d’euros rentreront dans les caisses.

En parallèle, sur un autre front juridique, Uber est aussi contesté aux prud’hommes.
Lu sur le site de lelanceur.fr. Lire la suite 
et sur Contrepoints


décembre 2016
L’Urssaf IDF a perdu une première manche. Le tribunal des Affaires sociales (TASS) de Parisa annulé le redressement de 5 millions € réclamé à la plateforme. Mais c’est toutefois provisoire, l’Urssaf ayant fait appel. De plus les juges ne se sont pas prononcés sur le fond, c’est à dire sur l’existence ou non de contrats de travail. En savoir plus

le SPGIC signe un partenariat avec Expérience Privée

Le Syndicat professionnel des Guides-interprètes conférenciers (SPGIC) et Expérience Privée

 

Notre syndicat et la plate-forme Exprérience Privée ont conclu, le 13 avril 2016, un accord de partenariat.

Experience Privee
The only platform for real life experiences between state-licensed tour guides and travelers.

 On en parle   :

mars 2016 -Vœu pour la défense et la promotion du métier de guide-conférencier au Conseil de Paris

Vœu pour la défense et la promotion du métier de guide-conférencier et pour la protection effective du patrimoine.
CONSEIL DE PARIS
Conseil Municipal
Extrait du registre des délibérations
Délibération affichée à l’Hôtel de Ville et transmise au représentant de l’Etat le 8 avril 2016.

Séance des 29, 30 et 31 mars 2016
2016 V. 87


Le Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil municipal,
Sur proposition de Danielle Simonnet et de M. Bruno Julliard, au nom de l’Exécutif,

Emet le voeu :
– que la Ville de Paris fasse en sorte que la visite de ses lieux patrimoniaux soit prioritairement assurée par des guides-conférenciers possédant la carte professionnelle.

– que la Ville de Paris s’engage pour le rayonnement de Paris et de la France à promouvoir et utiliser
l’expertise des acteurs professionnels compétents que sont les guides-conférenciers possédant une carte professionnelle.

– que la Ville de Paris valorise le métier de guide-conférencier comme médiateur culturel et favorise par tous les moyens dont elle dispose la formation de nouveaux guides-conférenciers

– que la Maire de Paris interpelle le Gouvernement pour que les discussions reprennent avec l’ensemble des acteurs concernés pour défendre la réglementation du métier de guide-conférencier garanti par la carte professionnelle

Lire le voeu dans son intégralité sur le site du Conseil de Paris 

 

Comment améliorer l’attractivité de la France ?

Point de vue d’une guide-conférencière

Pour moi, l’attractivité de la France serait déjà que les touristes s’y sentent bien accueillis et en sécurité.

Dès l’aéroport ou la gare, il manque du personnel pour renseigner, il manque de guichets. A Paris, le pompon va à la RATP qui remplace par des guichets « information » ceux de vente. De nombreux guichets sont même supprimés. Alors les touristes ont intérêt à avoir des cartes bancaires qui marchent. C’est une régression scandaleuse qui ne touche d’ailleurs pas que les touristes.

Le deuxième problème est la sécurité : travaillant surtout avec des touristes asiatiques, depuis 19 ans, j’ai pu remarquer la dégradation de la situation et donc de l’image de Paris et de la France. Un chef de groupe philippin racontait récemment qu’il se disait dans son pays qu’on ne connaissait pas les pickpockets tant qu’on n’avait pas été à Paris. C’est exagéré mais la réputation de Paris est exécrable et mon métier a changé dans ce sens que je dois veiller tout le temps à ce que mes clients soient attentifs sans pour autant les faire tomber dans la paranoïa. Tous mes clients s’ils font le tour de ville le matin sont presque sûrs d’être harcelés par des pickpockets à l’angle des avenues des Champs-Elysées et de Friedland ou sur le Champ-de-Mars. Quand on prévient nos clients que les pickpockets sont là tous les jours et qu’ils les voient, le plus difficile est d’essayer de répondre à leur question sur pourquoi rien n’est fait. Il y a un total déni de la gravité du problème de la part des autorités ou du je-m’en-foutisme. Il serait bon que nous proposions à notre personnel politique et autres responsables de faire un tour de Paris avec nous, guides, pour constater l’ampleur du problème ! .

Grands événements à Paris ? 
Si Paris n’est même pas capable d’offrir des lieux de dépose dignes de ce nom en temps normal que ce soit pour Notre-Dame ou Montmartre, il faut oublier l’idée d’organiser tout événement d’envergure dans cette ville, a fortiori des Jeux Olympiques.

Par contre, il faudrait faire des campagnes importantes pour promouvoir des sites d’exception hors Ile-de-France, en s’appuyant en particulier sur les sites inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO. De même, faire des campagnes pour développer les croisières fluviales ne serait-ce qu’auprès de la clientèle française (car pour l’instant cela concerne surtout la clientèle étrangère). Ce type de tourisme lent devrait correspondre aux objectifs de la COP21.

Isabelle N
Guide-conférencière

Touristes à Paris : entre rêve et arnaque

A voir sur Numéro 23 sur votre poste de télévision. 

Touristes à Paris : entre rêve et arnaque

Prochaine diffusion TV : le Vendredi 15 Avril à 10h40

Magazine de société – 2016     Durée : 1h40

Paris capitale de la mode, ville Lumière, destination la plus prisée par les couples en Lune de Miel, accueille chaque année plus de 65 millions de visiteurs. Une aubaine pour les professionnels du tourisme qui rivalisent d’imagination pour attirer les clients.

Visites guidées avec de vrais mais aussi de faux guides, articles de souvenirs français bien souvent made in China, ou concurrence féroce entre les bateaux-mouches. Numéro 23 a enquêté sur la la guerre commerciale que se livrent en coulisse les Tour Opérateurs et commerçants. Les touristes sont également des proies tentantes pour les voleurs qui sévissent dans la capitale. Au Champ de Mars par exemple des groupes de jeunes pickpockets détournent l’attention des touristes en brandissant de fausses pétitions, des plans ou des journaux pour détrousser leurs victimes.

Enquête sur les coulisses du Paris touristique.
Revelations –  numero23

Maroc : Guides touristiques, la réglementation est effective

Il s’agit là d’un pas de géant dans l’abolition des mauvaises pratiques nuisant fortement au tourisme au Maroc. La loi n’était, en effet, pas suffisante pour pallier les défaillances existantes. Ainsi, les arrêtés d’application sont l’aboutissement du long processus de réglementation de la profession de guide de tourisme. Il faut dire que le chemin a été long avant d’arriver à cette adoption.

Formation initiale, formation continue, formation de « guide des espaces naturels, agrément des sociétés de guides de tourisme, ouverture d’une filière de validation des acquis de ceux qui exercent cette profession sans en avoir le titre, la nouvelle réglementation s’attaque à toutes les questions difficiles.

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Paru le 4 février 2016