novembre 2015 – Les guides-conférenciers s’adressent aux parlementaires

Le SPGIC  a écrit aux députés et sénateurs :

Depuis bientôt un an (hiver 2014), les guides conférenciers se battent pour ne pas disparaître.
Le sujet n’est pas négligeable. Même s’il ne concerne directement que quelques milliers de personnes, c’est en fait toute l’industrie du tourisme en France qui serait directement impactée par leur disparition.
Le tourisme est un secteur d’activité majeur de notre économie et les guides professionnels, formés, en sont un rouage important : ils sont en contact direct avec les touristes, font la promotion de la France et assurent la bonne préservation du patrimoine.
Par leur travail en France, déclaré, ils assurent des revenus à l’Etat (cotisations, TVA, impôts).

Or, aujourd’hui, sous prétexte que notre diplôme serait un obstacle à l’emploi, le gouvernement prétend que tout un chacun doit avoir le droit de guider en France, sans aucune vérification des compétences. Il nous présente un projet de plate-forme numérique où les guides professionnels sont associés sous une même dénomination « guides » à des amateurs, des étudiants, des dilettantes.

L’ensemble des professionnels du tourisme considère cette idée aberrante.
Le public interrogé trouve incongru que n’importe qui puisse avoir le droit de guider.
Enfin les guides professionnels eux-mêmes savent ce qu’ils encourent puisqu’une première déréglementation en 1992 a déjà provoqué un séisme et la disparition d’une partie de l’activité.

La réglementation de cette profession, loin d’être un frein à l’emploi en France, est en réalité une nécessité absolue pour sa préservation.
Les guides conférenciers ne demandent pas un monopole, mais bien un statut juridique, d’autant plus facile à établir qu’il peut être basé sur deux normes européennes déjà existantes, normes que la France a transposées.

La création d’un statut juridique des guides conférenciers basé sur ces normes, ne coûterait rien à l’Etat et au contraire, pourrait lui rapporter beaucoup en termes d’image comme de revenus.
Ce statut générerait des retombées économiques directes et indirectes. Il serait un modèle pour l’ensemble des pays européens.

La France remplirait encore une fois son rôle si elle montrait sa volonté de respecter et protéger son patrimoine en valorisant les acteurs qui sont professionnellement au service de sa promotion, sa divulgation et sa bonne interprétation. Elle donnerait un signe fort à la Commission européenne qui cherche à valoriser le patrimoine européen et sa culture et à l’UNESCO en respectant les chartes dont elle est signataire.

Le sujet n’est pas clivant, au contraire. Il recueille un consensus unique.
Ce statut remplirait un rôle social de protection d’une profession en grand danger de disparition ; il permettrait la survie des acteurs qui participent au développement du tourisme en régions et font la promotion de la diversité patrimoniale française afin d’inciter les touristes à sortir des sentiers battus habituels. Cela va dans le sens du ministre en charge du tourisme.

Nous vous demandons de ne pas accepter un projet, une ordonnance, qui acterait notre disparition. Nous espérons que vous soutiendrez ce projet de statut juridique et sommes à votre disposition pour de plus amples informations.

Le Syndicat Professionnel GIC

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