Guider est un métier, pas un job

          Selon le gouvernement, un diplôme serait une
                       discrimination à l’emploi !
 Le gouvernement soutient que le diplôme de guide conférencier est un frein à l’emploi. Pourtant ce diplôme s’obtient  par une licence professionnelle sans numerus clausus, ouvert à tous. Il peut être également obtenu par des équivalences, des diplômes en lien avec le métier, école du Louvre, archéologie, histoire, etc. ainsi que par la VAE. Nous ne sommes pas une profession fermée, arc-boutée sur des privilèges. Le gouvernement souhaite permettre à n’importe quel titulaire de mastère 2 d’exercer notre métier : par quel miracle un mastère2 en physique des rayonnements décroché à l’université de Tallinn donne-t-il la connaissance de l’évolution de l’architecture romane auvergnate ?Pire, le gouvernement ne propose aucun mécanisme de contrôle de la réalité des diplômes que les candidats affirmeraient posséder.

 Guides-conférenciers, nous sommes multilingues

 Le gouvernement nous reproche de ne pas parler les langues étrangères. Nous sommes pourtant multilingues : à Paris, nous pratiquons plus de 30 langues différentes. Une grande partie des guides sont des étrangers amoureux de la France. Ils y vivent, y passent le diplôme requis et ont souvent obtenu la nationalité française. Des formations spécifiques ont été créées pour augmenter le  nombre de guides en langues telles que le japonais ou le chinois : depuis 2012 le nombre de guides en chinois a augmenté de 42%. En 2015 il y aura 25% de guides japonais en plus.

cartegc Notre métier est précaire

Plus de 10 000 personnes en France sont titulaires d’une carte de guide-conférencier : pourtant, à peine 3500 vivent de cette activité, car notre métier subit de telles fluctuations de la demande qu’il est risqué de s’y consacrer à plein temps. Il faut donc nous aider à survivre, à travailler à long terme, et ne pas lancer une réforme qui favorisera l’arrivée sur le marché de personnels exploités, non-formés, bardés de diplômes inexistants, et qui ne paieront ni impôts ni cotisations sociales en France.